24-12-2008
NOËL, l'étoile de mille cristaux brillant dans l'azur
L'écrivain ce soir là était devant sa feuille blanche et il se demandait ce qu'il allait écrire. C'était toujours pour lui un souci cette veille de noël, car il était en contrat avec un zine d'enfants et il s'était engagé, chaque année à leur envoyer un conte, pour le jour de noël. Alors il commença à projeter quelques mots sur la page. Cela parlait d'un Bébert qui rentrait chez lui. Mais il gomma tout cela car la tristesse de son personnage correspondait un peu trop à son angoisse de la page blanche. Il se dit que le mieux était de ne pas trop se tortiller le cerveau, que certainement de mot en mot l'histoire se construirait d'elle même et viendrait remplir la page qui réjouirait les lecteurs. Une histoire toute simple où le père noël comme tous les ans descendrait du ciel accompagné de ses rennes tirant son traîneau suivi d'une multitude d'étoiles. La beauté de cette image, symbole de noël, n'était telle pas ces étoiles suivant anonymement le traîneau du père Noël... se demanda t-il en laissant courir le crayon sur la feuille.
Une toute petite étoile du firmament avait eu le bonheur d'être élue pour accomplir ce grand voyage jusqu'à la terre. Tous les enfants et les plus grands lisant ces lignes s'imaginent très certainement que quand on était une petite étoile du ciel, cela était facile de suivre le traîneau du père Noêl. Pourtant détrompe toi !! Une petite étoile pour avoir cet honneur devait passer différents concours se déroulant sur divers planètes et d'éliminatoire en éliminatoire arriver à la gloire suprême : être sélectionnée pour revêtir le vêtement d'honneur et porter le diadème de mille cristaux brillants dans l'azur. Tu penses combien en ce jour, la petite étoile était fière. Elle, qui avait réussit les différentes épreuves et reçu l'écharpe victorieuse ainsi que le diadème de mille cristaux. Tellement Impatiente d'effectuer ce grand voyage, elle poussait de petits gloussements, dans l'attente de l'arrivée du père Noël sortant de sa maison et donnant le signal du départ.
Alors, pour calmer son attente, elle écoutait les divers aventures racontées par les plus anciennes. C'était toujours des rencontres surprenantes. L'une montrait les flashs photos de l'année dernière sur son écran de neige. la petite étoile regardait émerveillait cette lumière suivant le traîneau, tout en se disant que cette fois ci elle serait présente dans ce halo éclairant l'univers à la suite du père Noël. Une autre n'attendait qu'une chose, pouvoir retrouver son copain de l'année dernière, il parait que quand il la voyait il fondait sur place comme un glaçon. Tout en l'écoutant, la petite étoile replaça sa couronne de mille cristaux puis d'un geste machinal lissa son écharpe signe de sa victoire. Qui sait, si elle aussi ne rencontrerait pas un très beau glaçon, attendant chaque année, son passage dans le firmament de la terre. Quand à sa voisine, elle ne disait rien, elle regardait la petite étoile d'un air attendri. Ce fut son autre voisine qui lui glissa à l'oreille le pourquoi cette tristesse. Elle lui apprit que celle-ci effectuée son dernier voyage et qu'au retour le père Noël la détacherait du traîneau pour qu'elle parcours l'univers à sa guise. C'était ce que les terriens appelaient une étoile filante et chaque fois que les terriens en croisaient une du regard, ceux-ci faisaient un voeu en pensée. La petite étoile aurait bien aimé elle aussi pouvoir faire un voeu en apercevant une étoile filante mais hélas pour les étoiles cela n'était pas possible.
Subitement le brouhaha se calma !! Toutes les étoiles s'accrochèrent solidement au traîneau. Doucement il glissa sur la neige, puis de plus en plus vite, les rennes s'élancèrent. La petite étoile senti son coeur battre très fort à mesure qu'elle ressentait l'accélération. Sur les conseils de sa voisine, elle serra fortement ses branches, afin de ne pas tomber. Car toute celles qui lâchaient prise au démarrage ne pouvaient effectuer le voyage de leur vie et ne pas faire le premier, signifiait, ne jamais pouvoir en effectuer d'autres. Si bien que beaucoup de pleurs et de cris accompagnaient l'envol vers l'immensité. La petite étoile ressenti une forte secousse quand le traîneau quitta la planète du père Noël pour s'élever dans l'espace. Dans le même temps L'ordre fut donné aux étoiles de former le halo de lumière. La petite étoile lâcha d'abord l'une de ses branches mais sa voisine la bouscula pour l'aider à prendre confiance et à se laisser porter par la force dégagée par la vitesse. La petite étoile se senti légère, enfin elle réalisait son rêve de petite étoile, ce rêve qui tant de fois l'avait tenu éveillé. Elle se dirigeait vers la planète bleue. La plus jolie de l'univers, celle où vivait les humains.
Après un voyage sans encombre, son plaisir fut récompensé, la planète bleue lui apparaissait beaucoup plus merveilleuse en réalité que dans son imagination. Le traîneau comme le voulait la tradition fit le tour de la terre, cela permettait au père Noël de ralentir les rennes. Le traîneau se laissa descendre jusqu'à la hauteur des habitations; puis le père Noël libéra une à une les étoiles afin que chacune d'elle se posa sur le rebord d'une cheminée. Ce fut à ce moment précis que la petite étoile, d'un geste énergique se saisit de l'adresse remise à l'étoile triste et prit sa place. Quand le père Noël eut terminé sa distribution. Tout ce petit monde reprit la route et pendant que ses amies s'éloignaient dans l'espace, la petite étoile et bien d'autres dès quelles en reçurent l'autorisation, se séparèrent du traîneau pour partirent voguer à leur guise. L'une choisit la lune, l'autre Mars, d'autres l'espace infini. La petite étoile elle choisit de se promener autour de la terre ou un million d'année plus tard, un mage levant sa lunette vers le ciel se dit : Voilà l'étoile que nous recherchions !! Mettons nous en route !! Ils se chargèrent d'or, de myrrhe, d'encens puis suivirent l'étoile qui les conduisit jusqu'à la crèche et qui sait si toi aussi, avant d'ouvrir les cadeaux et déguster la bûche, en levant les yeux vers le ciel, tu n'y apercevrais pas en cette nuit de noël, une étoile, scintillante de mille cristaux, brillant dans l'azur... (Francis Dechy décembre 2008)
Bonne fête de Noël à toutes et tous !!
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Tu peux redécouvrir les contes des années passées : http://entreelivre.canalblog.com/ ta visite sera toujours un plaisir surtout si tu y laisses un petit comm sympa
20-10-2008
hommage à Soeur Emmanuelle la chiffonnière du Caire
- Je me demandais, comment rendre un dernier hommage à soeur Emmanuelle. Je ne voulais pas, une fois de plus tomber dans la caricature de la photo et de l'article. J'ai donc fait le choix, de lui rendre un dernier hommage sous la forme d'un conte que même un enfant pourrait comprendre et qui je l'espère l'aurait fait sourire.
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La chiffonnière du Caire
Soeur Emmanuelle venait tout juste de fermer les yeux sur sa vie terreste, qu'elle ne tarda pas à s'envoler vers le ciel.
En route elle pensait à tous ses ami(e)s qui, parti avant elle, l'attendait là-haut. Elle grimpa quatre à quatre l'échelle de Jacob pour les retrouver au plus vite. Pas du tout essouflée en arrivant, elle prépara son plus beau sourire, tu sais celui qui sur terre faisait parler la beauté du regard de ses yeux et toute fière avec son assurance d'une vie bien remplie au service des autres, elle frappa avec une énergie d'impatience, à la porte du paradis.
Doucement, celle-ci s'ouvrit, et notre chiffonnière s'attendant d'être accueillie par St Pierre, fut toute surprise, une fois la porte grande ouverte, de découvrir le portier en la personne de Jean-Paul II. Malgré une petite déception, notre chiffonnière le remercia de venir l'accueillir, même si elle aurait de beaucoup préférée pour un premier contact rencontrer une personne non connue sur terre. Faisant contre fortune bon coeur, elle franchit le seuil du paradis et le suivit à l'intérieur. Tout en marchant en sa compagnie, notre chiffonnière soeur Emmanuelle ne put s'empêcher de poser à Jean-Paul II son éternel question ! Tu sais ! Celle que sur terre elle posait au plus grand de ce monde, comme au plus petit afin de l'encourager à croire en l'avenir.
Dis-moi Jean-Paul, qu'as tu fais hier ? Lui demanda t-elle de son air malicieux !
Jean-Paul II la regarda étonné et lui répondit, tout en pensant que cette sacrée soeur se croyait encore sur terre pour s'amuser à poser ce genre de question.
Rien !! lui dit-il sans plus de précision.
Rien !! s'exclama la chiffonnière soeur Emmanuelle. Et pour demain qu'à tu prévu ?
Mais rien !!! Mais enfin, ma soeur ! Nous sommes au ciel, ici il n'y a rien à faire, sinon que de profiter de l'éternité. comme le font, toutes les personnes que vous croisez.
Soeur Emmanuelle tourna la tête à droite puis à gauche et en effet elle découvrit qu'ici, au ciel et bien il était vrai, que personne ne faisait quelque chose.
Soeur Emmanuelle se disait, que non, ce n'était pas possible. Elle, qui sur terre, s'était toujours occupée des autres. Elle ne pouvait rester une éternité à ne rien faire. Quand, soudain son regard d'aigle derrière ses grosses lunettes aperçu une fumée venant d'un feu. Elle se tourna vers Jean-Paul II et lui montrant ce nuage noire elle lui demanda :
Cette fumée là-bas, ça ressemble beaucoup à mon dépot d'ordures du Caire. Que brûle t-on là-bas ?
Jean-Paul eut un petit moment d'inquiétude. Soeur Emmanuelle le tira par la manche pour le faire réagir :
Mais dis-moi, insista t-elle !!
C'est le feu de l'enfer.... là-bas il y a beaucoup de souffrance !!
Et bien, si là-bas, il y a beaucoup de souffrance !! C'est là-bas que je dois être.
Fidèle à elle même, la chiffonnière des laissés pour compte quitta le paradis pour rejoindre celles et ceux qui souffraient. De nouveau, Soeur Emmanuelle se mit au service des causes perdues pour l'éternité de sa vie. Une dernière fois, elle envoya son sourire à Jean-Paul II, qui d'un dernier signe de croix, lui envoya la bénédiction de St Pierre, tout en laissant la porte entre ouverte afin qu'elle puisse entendre les anges du ciel bénir et adorer ce Dieu qu'elle aimait par dessus tout.
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Soeur Emmanuelle aimait Jésus, les pauvres, la justice et la vie, avec obstination et allégresse: elle le raconte dans ses mémoires, "Confessions d'une religieuse", dans lesquelles elle fait part également de ses doutes et même de ses tentations de la chair.
Presque tout a été dit sur sa jeunesse dans la bourgeoisie belge, son désir tôt exprimé de devenir religieuse, son engagement total auprès des chiffonniers du Caire puis des enfants miséreux du monde entier. Mais là, c'est elle qui raconte. Elle évoque les oppositions rencontrées, ses doutes, ses enthousiasmes et même des tentations de la chair.
Confession d'une religieuse, édition Flammarion, 410 pages, 20 €uros.
27-08-2008
La bande du fond de la classe : LE PHARAON D'EGYPTE "Le cadeau de la classe" (suite et fin)
A mesure que la nuit tombait. Une flamme Immense ! Extraordinaire ! Eclairait le camp. Le feu s’embrasait ! Accompagné dans son élévation, par les guitares soutenant le chant du peuple de la route. Ce chant parlait de voyages, de départ, d’arrivée et surtout en ce soir de retrouvailles. A ce feu de la joie, les enfants venaient y allumer les torches, pendant qu’un mouton tournait lentement sur le barbecue où les danseurs venaient s’y rassasier. Puis le ventre rassasié pour un temps ils repartaient chantant et dansant en farandole, exprimer haut et fort le bonheur d’avoir retrouver le fils de leur reine.
Il ne nous fut pas facile de réussir à détourner la joie du peuple de la route. Malgré tout, Mouche, non Angelo réussi à me rejoindre. A la caverne, il regarda un à un nos trésors. Il ne put cacher sa surprise, quand il découvrit nos dessins représentant la journée du pharaon d’Egypte posés sur sa pierre lui servant de siège. Le cadeau de toute la classe, du premier le fils du pâtissier, puisque l'ancien premier, fils de l'épicier, lui avait cédé sa place. Au dernier, dont la profession du père ne m'était pas connue. La maîtresse "ne la dit jamais".
Ce fut à la fin de l’année scolaire qu’une belle voiture Mercedes vint chercher Mouche pour lui permettre de rejoindre aux Saintes Maries de la mer, sa vraie famille qui, en compagnie de Merveille l’attendait.. Même que maintenant je sais où se trouve les Saintes Maries de la mer… « C’est pas comme des vraies saintes vivantes mais un village dans le sud prêt de la mer qui s’appellent comme cela. Là-bas tous les gens du voyage se rassemblent pour mener en procession les statuts des saintes et leur font prendre un bain dans la mer ». Le saint parce qu’il s’appelait Christophe se marre quand je lui explique. Lui prétendait « qu’on les baigne pas, mais qu’on les bénit avec l’eau de la mer en souvenir de leur voyage en barque ».
Quelques jours après avec le Saint parce qu’il s’appelait Christophe et Bouboule, nous partîmes en colo avec la ville, pendant que l’ancien premier fut envoyé par ses parents en vacances chez un prof privé suivre des cours de soutiens. Mais vu le clin d’œil qu’il nous envoya avant de partir, la bande du fond de la classe ne s’inquiéta pas. A la rentrée, l’ancien premier, leur nouveau chef proposé par Mouche et élu démocratiquement, serait à la hauteur pour diriger la bande du fond de la classe. Pas à dire, un premier même quand il ne l’est pas, il l’est quand même. Il est trop le notre. C’est quelqu’un, y a pas à dire !! Maintenant il te fait les ronds à main levée, mieux que le premier avec son compas.
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26-08-2008
La bande du fond de la classe : LE PHARAON D'EGYPTE "Le tatouage " (suite)
La Fouine la Fouine
De nouveau il prêta l'oreille. Devançant ma question, Il nous fit signe d'avancer. Nous passons un fossé, sautons un dernier taillis et nous nous retrouvons dans une clairière ou la Fouine
Tu voulais me voir, me dit-elle ! Je suis là.
Elle m'indiqua un massif, me laissa passer et se plaça devant le saint parce qu'il s’appelait Christophe ! Durement elle lui dit.
Pas toi ! Recule… RE-CU-LE ! Insista t'elle d'une voix agressive.
Le saint parce qu'il s’appelait Christophe tenta de la calmer, il s'excusa, promit qu'il ne l'ennuierait plus.
C'était pour s'amuser !
S'A-MU-SER ! Tu voulais T’A-M-U-S-E-R !! Alors que vous étiez cinq. Que vous me faisiez tomber sur la route !
Merveille ramassa un bâton, le saint parce qu'il s’appelait Christophe se protégea le visage.
BOUGE PAS, JE TE DIS !!!
Peu rassuré il obéit. Merveille pointa le bâton au sol et traça un cercle autour du saint parce qu’il s’appelait Christophe.
Si j'entends UN CROASSEMENT !! C'est que tu l'auras FRANCHI.
Le saint parce qu'il s’appelait Christophe. Craignant de se voir transformer en crapaud, resta momifié au milieu du cercle.
Merveille écarta le bosquet. Derrière lequel, Je fus surpris d’y découvrir une cabane faite de branchages. A son centre une flambée apportait chaleur et lumière.
Tu joues avec le feu, me dit-elle. Moi je le respecte, il ne nous fera aucun mal.
Elle s'accroupit sur ses talons, je m'installais face à elle en tailleur. Nous on dit à l'indienne.
Pourquoi es-tu venu ? Me demanda t-elle, tout en jetant une poignée de châtaignes sur les flammes.
Mouche veut retrouver sa mère ! Tu dois lire son avenir dans les lignes de sa main et nous dire où elle se trouve !
Sa petite moue devint moqueuse, amusée par ma demande elle me répondit :
Je les lis pour donner du bonheur, du plaisir pour demain ! Pas pour retrouver des mères ! Les lignes n'ont pas ce pouvoir !!
Déçu, je sortis et libérais le saint parce qu'il s’appelait Christophe. Il ne se transforma même pas en crapaud. Nous commencions à nous éloigner quand Merveille nous rejoignit le visage soucieux.
Le feu, veut cette rencontre ! Qu'il vienne ! Nous dit-elle.
Sur un signe de Merveille,
la Fouine
D’ici quelques jours le grand cirque arrivera et avant d’effectuer une tournée sur les routes d’Europe. Nous partirons en sa compagnie, rejoindre tout le peuple de la route et du cirque, pour effectuer tous ensemble le grand pèlerinage aux Saintes Maries de
la Mer.
Avant que je ne puisse lui répondre, Mouche et le saint parce qu'il s’appelait Christophe s'installèrent autour du feu. Une ambiance bizarre subitement régna, Mouche et Merveille se dévisageaient.
Montre-moi ta main ! Demanda t'elle à Mouche en lui tendant la sienne.
Son cri nous fit sursauter !! Merveille d'un bond se redressa ! Lâcha la main de Mouche et s'enfuie en courant à toutes jambes !! Dans le même temps !!
la Fouine
Mouche examina sa main ! Me la présenta !! Je confirmais ! C’était une main comme les autres…
Suis-je un fantôme pour que je lui fasse peur ? Rigola t'il.
L'attente fut de courte durée. Monsieur Loyal suivi de Merveille écarta
la Fouine
N'ayez pas peur les enfants, nous tranquillisa monsieur Loyal.
Lui aussi regarda Mouche attentivement pendant plusieurs minutes. D’accord la bande du fond de la classe n’avait peur de rien. Mais quand même !! Ces quelques instants !! Nous semblèrent durer une éternité. S'adressant à Mouche, il lui demanda s’il voulait bien lui montrer sa main. Mouche s’exécuta et Merveille fit remarquer à monsieur Loyal, la tache bleue dans le pli du petit doigt. Mouche quand nous le questionnions sur le pourquoi de cette tache ?!
C'est une tache de naissance !! Répondait-il, en te faisant comprendre de ne pas insister !!
Monsieur Loyal hocha la tête perplexe…
Peux-tu me montrer ton épaule droite mon garçon ?
Mouche détacha les boutons et retira sa chemise. Sur son épaule découverte, j'y aperçu une couronne, entourée d'un cercle traversé d'une flamme. Le tatouage était identique à celui du petit doigt.
Des larmes coulèrent sur les joues de monsieur Loyal, Il posa le genou à terre, comme dans les livres d'histoire où il y a des images de Roi. Je n'en croyais pas mes oreilles, ni mes yeux, entre deux sanglots, j'entendis monsieur Loyal prononcer le prénom « vrai » de Mouche.
ANGELO ! Enfin nous t'avons retrouvé.
Mouche était le fils de leur Reine. Durant un voyage ! Mouche à l’age de deux ans, avait profité d'un arrêt, pour descendre de la roulotte sans être vu et disparaître dans la forêt. Les recherches effectuées tant par la gendarmerie que par le groupe n’avait donné aucun résultat. A contre cœur… malgré la tristesse des parents et surtout de la maman… le groupe avait dû reprendre la route. Depuis ce jour… tous les enfants du cirque et de la route… recherchaient Ce signe symbolique.… chaque fois qu'ils lisaient la ligne de vie et de bonheur, dans la main tendue devant leurs yeux !...
Tout en m’expliquant le sens du tatouage, gravé à vie, sur l’épaule et le petit doigt de Mouche. Merveille excitée ! Sautillait pour manifester son bonheur
La couronne représente la royauté.
Elle tourna sur elle même deux fois entraînée par sa joie
Le cercle !! Nos caravanes entourant la terre.
En sautant de plus belle elle chantonna plus qu’elle ne parla :
Si le soleil nous guide, le feu nous accompagne.
Puis reprenant son souffle, avant de tous nous entraîner dans une ronde endiablée, autour de l’arbre soutenant sa cabane. Ce soir reprit-elle d’une voix victorieuse :
IL BRILLERA DE TOUTE SA FORCE ET DE SON ECLAT
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23-08-2008
La bande du fond de la classe : LE PHARAON D'EGYPTE (direction la capitale) suite
Ce soir là ! A la caverne ! Quelques jours avant la reprise de l'école, Mouche assis entre le saint par ce qu’il s’appelait Christophe et Bouboule dévorant ses caramels. nous faisait face, à moi et à l'ancien premier. Après avoir fait le tour des questions concernant la bande du fond de la classe, Mouche nous fit part de son projet :
Je vais demander à la maîtresse, s'il serait possible pour la journée culturelle de l'année, d'organiser un voyage dans la capitale ! Aller à la Tour Effel et voir l'arc de triomphe.
Et on pourra aller au Louvre voir le Pharaon d’Egypte !! Lança Bouboule de sa voix libérée de caramel.
Je crois que lui-même fut stupéfait d’avoir une telle idée non consommable,
- Moi Proposa l’ancien premier !! Si nous allons à Paris... j'aimerais Aller faire une croisière sur la Seine en bateau mouche ! C’est vraiment quelque chose qui me plairait...
Ce qui bien entendu fit rire Mouche et la bande du fond de la classe. Il faut dire que Mouche avait un rire communicatif. Dès que tu l’entendais, tu ne pouvais que t’exclamer avec lui, même si tu ne savais pas pourquoi. Dans la vie il y a des choses bizarres pas plus d'un mois après les vacances toute la classe et la maîtresse partait en car direction la capitale.
Pendant le voyage, Mouche redevenait instable. La maîtresse due plusieurs fois le rappeler à l'ordre. Je suis sûr qu'il n'avait pas dans sa tête que la grammaire et le calcul…
Enfin nous arrivons. Première étape la Tour Effel : elle est très haute, nous grimpons par l'escalier en comptant les marches jusqu'au deuxième étage.
Tout en haut où il y a la pointe c'est la télé prétend Mouche !
Bizarre ! Comment ils font pour descendre les images dans les postes ? Je demanderais bien à la maîtresse. Mais je sais qu'il ne faut pas trop lui parler de cette boite à image, qui empêchait les élèves d'apprendre leurs leçons.
Deuxième visite l'arc de triomphe : un monument avec au milieu une flamme. En dessous un soldat couché sans nom parce qu'il est inconnu.
Au musée du Louvre il y a la Joconde : une dame qui sourit à tout le monde. Elle devait être gentille pour sourire comme cela à chaque fois qu'elle rencontrait quelqu'un.
Une petite visite à l'Egypte voir le "vrai" pharaon d’Egypte et enfin, ce que toute la classe attendait depuis le matin : le bateau mouche. Les pirates sont à bord, nous attaquons les autres bateaux qui passaient à notre porté. Hélas, déjà, nous apercevons l'embarcadère, un à un nous descendons. La maîtresse nous compta, nous recompta, remonta sur le bateau, en redescendit, recompta tout le groupe. Il manquait un élève !!
Mouche avait disparu ! Envolé le Mouche !
La maîtresse interrogea le fond de la classe !! L’ancien premier !! Personne ne savait !! Tout le monde lui faisait la même réponse :
- « On sait pas » m’dame !! « On l’a » pas vu !!!
Le mystère restait entier. Deux jours, trois jours passèrent, toujours pas de Mouche. Le quatrième jour, à l'arrivée d'un véhicule nous nous précipitons tous à la fenêtre. La maîtresse elle-même en oublia la consigne. C'était la voiture de la famille d'accueil, Mouche en descendit. Le soir dans la caverne, avec les limonades de l'ancien premier nous fêtons joyeusement Mouche. Devant l'avalanche de nos questions, il nous raconta !
Pendant les vacances j'ai trouvé une enveloppe, sur laquelle était notée une adresse ! j’en étais sûr c’était celle de ma mère. C’est comme cela que m’est venu à l’esprit, l’idée du voyage dans la capitale.
- A la descente du bateau, je suis sorti le premier pour me cacher et attendre le départ du car. Une fois que j’étais sûr que vous étiez parti et qu’il n’y avait plus de danger, je suis descendu par les escaliers du métro que j’avais repéré en arrivant sur l’embarcadère.
- Arrivé en bas, j’ai suivi les couloirs sans trop savoir où j’allais. Plusieurs fois j’ai demandé mon chemin. Mais les gens sont trop pressés pour répondre.
Quand ! Tout d’un coup j’ai entendu de la musique. Je me suis précipité en courant, jusqu’au fond du couloir. Là, il y avait un gars jouant de la guitare. Je me suis assis à quelques pas de lui et j’ai attendu qu’il range son matériel. Au moment où il allait partir, je lui ai demandé de m'aider. Il a écouté mon histoire puis à lu l’adresse sur l’enveloppe. Il s’est gratté la tête sous sa casquette. Puis m’a fait signe de le suivre, tout en m’expliquant que ce soir ce ne serait pas possible. Mais, qu’après une bonne nuit de repos et un bon repas, il ne voyait aucun problème pour m’y conduire. Vous pensiez si j’étais content !! J’ai donc suivi mon nouvel ami jusqu’à chez lui. Nous avons pris le métro en changeant deux fois de stations avant de remonter à l’air libre pour acheter de quoi manger.
Chez lui c’était sympa même si ce n’était pas grand. Il m’a dit que ça s’appeler une chambre de bonne, mais qu’il avait de la chance, car il disposait de deux pièces et dans l’une d’elle il l’avait aménagé en bureau pour y écrire ses chansons. C’est dans cette pièce que j'ai dormis sur un lit de camp.Après mangé, il m’a appris des accords de guitares puis je suis allé me coucher et j’ai bien dormi. Le lendemain matin, nous sommes parti jouer jusqu’à midi dans le métro et après nous sommes allés à l'adresse indiquée sur l’enveloppe, tout en chantant et en faisant la manche dans les voitures. Quand nous sommes arrivés, ce fut la catastrophe !! C’était un parking… plus de maison… Le quartier avait changé.
Devant ma déception mon ami le guitariste m’a dit qu’il ne pouvait pas me garder plus longtemps car il risquait des ennuies. Je l’ai suivi jusque devant la porte d’un commissariat, il m’a donné un peu d’argent et je lui ai dit au revoir puis vous connaissez la suite, le retour dans la famille d’accueil et la leçon de moral.
A écouter ce récit, je me demandais, si notre projet n'était pas trop difficile, pour des garçons de 10 ans ? Machinalement, en passant ma main dans mon cou, mes doigts rencontrèrent le médaillon.
Voilà la solution, demain j'irai trouver Merveille.
Avec le saint parce qu'il s’appelait Christophe, en quelques coups de pédales le lendemain matin, nous arrivons au campement. Personne n'apparaît à notre approche. Le camp donnait une image d'abandon. Certains emplacements étaient vides, les chevaux absents. Seraient-ils partis ? Le saint parce qu'il s’appelait Christophe proposa de quitter le camp.
« Bouge pas !!! J'lui ordonne. J’sens une présence ».
-
ATTENTION ! ! L'avertissement du saint parce qu'il s’appelait Christophe arriva trop tard.
Une pluie de gravier me tomba dessus. Je me précipitais dans le fossé rejoindre le saint parce qu’il s’appelait Christophe. Impossible de bouger, pas moyen de repérer l'ennemi. Celui-ci à l'abri derrière les roulottes ou caché dans les arbres nous surveillait.
Le saint parce qu'il s’appelait Christophe ricanait !
- Il n'y avait aucun danger !! La fille gitane devait nous accueillir ! Voilà le résultat cloué au sol par des jets de graviers !
« Râle pas » ! J'lui dis. leurs munitions vont bien s'épuiser !
"ATTENTION ! " Ça recommence ! Me dit-il.
Cette fois ci nous ne sommes pas visé ils s'en prenaient au vélo. Il ne restait qu'une solution, la fuite par la route en laissant les cycles. J'expliquais cela au saint parce qu'il s’appelait Christophe. Il n'était pas d'accord, il me répondit par une grossièreté, puis :
- Puisque tu m'as amené là ! Je ne repars qu'avec mon « course » ! A toi le malin de trouver une solution
D'accord ! J'vais tenter quelque chose ! Ne bouge pas !!
Pas de problème !! Me répondit le Saint parce qu’il s’appelait Christophe !
Je levais la tête en criant !
J'voudrais voir Merveille ?
Une voix me demanda :
Que lui veux-tu ? Toi !
Simplement lui parler, elle me connaît !
Allez-vous-en ! (entre nous je suis poli.. car… la réponse vraie…ne pourrait être entendu par tous les lecteurs et lectrices)
Je retirais le médaillon de mon cou et le levais au-dessus de ma tête, tout en sortant du fossé en criant
J'voudrais vous montrer quelque chose !
Doucement j'avançais vers la roulotte. La voix m'ordonna de ne pas aller plus loin.
- C'est quoi dans ta main ? Me demande t'elle.
Un médaillon ! Merveille me l'a donné !
Un petit, huit ans pas plus s'approcha, me prit le médaillon et le porta à un grand de douze ans. Il l'inspecta, déchiffra avec difficulté l'inscription. Puis, tout en s'avançant vers moi, il me dit :
D'accord tu es protégé ! Tu peux dire à l’autre planqué de venir !
De partout, armés de leurs frondes, les sentinelles du camp en l'absence des adultes sortirent de leurs cachettes. Le grand de douze ans me faisant face cria :
la Fouine !!
Un gamin sauvage peu bavard arriva
- Tu vas les conduire où Merveille se trouve et pas de blague sinon !
La main du grand de douze ans, se leva !! Menaçante !! La Fouine répondit en haussant les épaules et se dirigea vers la forêt. Le grand de douze ans me remit mon médaillon.
"Il est riche de toute l'amitié des gens du voyage et du cirque." Ne le perd pas. Me dit-il comme un conseil ami.
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17-08-2008
La bande du fond de la classe : LE PHARAON D'EGYPTE " La fille gitane" (suite)
Enfin les vacances !! Fini l'école, vive la liberté. En courant dans les champs, mon regard fut attiré par trois roulottes tirées par des chevaux. Tout en tenant la bride du premier celui attaché à la roulotte de tête. Un homme distribuait de sa main libre des invitations aux passant qu'ils rencontraien sur son passage. Le singe assis sur son épaule jonglait avec trois balles et un petit caniche avançait en faisant le beau. A la suite des voitures, une fille de mon âge vêtue d'une jupe gitane aux couleurs bariolées et d'un corsage blanc, dansait au rythme d’un tambourin. Ses longs cheveux noirs, ondulaient en cadence. Ses yeux, son sourire, illuminaient son visage.
Intrigué, je la suivi jusque devant l’église ou sur la place du village là où la musique attirée les badauds le cirque stoppa. Rapidement une estrade fut dressée et la fille gitane, virevolta, tourbillonna, voltigea pendant plus d'une demi heure, pour le plaisir des curieux. Essoufflée, fatiguée, sur une dernière révérence, elle salua sous les applaudissements, puis tout en reprenant son souffle, elle passa parmi nous, quêter le remerciement en présentant son tambourin.
Je n'avais qu'un pain au chocolat que je déposais au milieu des pièces. Surprise, elle leva les yeux vers moi et avec sa petite moue, son regard rieur, elle s'éloigna jusqu’au porche de l’église où je la vis dévorer mon quatre heures, de belles dents, avec un certain plaisir. Je m'approchais pour la rejoindre, malicieusement, dès que je fus à sa hauteur, elle se sauva. Je couru derrière elle en essayant de l'attraper. Plus rapide, elle entra dans l’une des roulottes, pour réapparaître à la fenêtre, espiègle et grimaçante. Sur une dernière grimace, d’un geste vif, elle entrouvrit la fenêtre et me tendit une invitation pour me rendre sous le chapiteau et disparut en tirant le rideau sans attendre mon merci. Je me rendis jusqu’à la caisse où je déposais mon billet à la dame derrière le guichet, puis je rejoignis les spectateurs sur les bancs entourant la piste ou monsieur Loyal contait l'histoire de son spectacle. Chers ami(e)s nous disait-il de sa voix chantante :
-
le spectacle auquel vous allez assister descend en droite ligne des plus grands numéros au monde. Dernièrement cette troupe de jongleurs, d’acrobates que vous allez applaudir, l’a présenté en avant première dans les plus grandes capitales où partout le succès fut au rendez-vous.
Deux clowns, en rigolant de l’entendre prétendre que son cirque avait eu du succès dans des grandes capitales. Entrèrent sur la piste tout en faisant signe avec leurs doigts qu’il s’agissait d’un petit succès.
- Petit…. Tout petit petit !! Vraiment tout tout petit et surtout petite ville !
Monsieur Loyal contesta :
Je peux aller vous chercher les preuves et vous les présenter !! leur dit-il en les regardant furieusement tout en les menaçant d’une sanction.
Houahhhhhhhhhhhhhh !! DES PREUVES !! nous on en a : On y était !! Houahhhhhhhhhhhhhh !! Dans les petites villes et le petit petit vraiment petit succès !!
Le public riait à gorge déployée en voyant monsieur Loyal sortir des articles de journaux de sa poche afin de prouver sa bonne foi. Profitant que celui-ci leur tournait le dos, les clowns le soulèvent et l'entraînèrent dans les coulisses laissant place au spectacle. Les acrobates envahirent la piste suivi par les jongleurs et les dresseurs de chiens mais malgré ce que promettait l’affiche, il n’y eut pas de lions ni de tigres. En fin de programme, sous le rire des enfants et des adultes heureux de les retrouver, les clowns investirent à nouveau la piste le balai à la main. Tout en faisant mine de balayer en soulevant un nuage de poussières ils chassaient le public qui jouant le jeu se dirigea après la parade vers l’extérieur. L'heure passa vite, sortie du spectacle, je m'attardais autour du chapiteau. Plus de musique, ni de rires, ni d'applaudissements. Le coup de sifflet me fit lever la tête. Sur l'arbre, assise sur une branche la fille gitane les jambes ballantes me demanda ce que je faisais là !
Devant mon silence elle rit de toutes ses dents. Lestement elle descendit de l'arbre. Arrivée devant moi elle prétendit :
- Tu viens espionner les Bohémiens ! Voir s'ils ne volent pas les poules !
C'est la première fois que je rencontre des Bohémiens ! J’lui réponds.
Amusée par ma réponse, elle m'entraîna à l'intérieur du cirque ou elle récupéra son tambourin et me dit !
Assied toi là ! Je vais danser pour toi !
Elle tourna, tourna, oubliant ma présence. Fermant les yeux, elle laissa la musique épanouir son visage, le colorer comme un coquelicot des champs. Puis, terminant sur une révérence, elle me fit signe de la suivre. Nous sortons du chapiteau, le singe en profita pour lui sauter sur l'épaule. Elle se dirigea vers l'enclos des chevaux, posa sa tête sur l'encolure de l'un d'eux. De petites larmes coulèrent sur ses joues. Je lui tendis le mouchoir encombrant ma poche.
Merci me dit-elle ! En effaçant les petites rigoles dont je ne connaîtrai jamais la raison
"Peut-être qu'un ange du ciel lui avait donné trop de joie et le trop plein débordait sur terre."
Arrivé dans la joie ! Le soir venant, tristement, le petit cirque "Pomm" rejoignit le terrain réservé aux gens du voyage. Au pied de l'arbre, ayant servi de cache à la fille gitane, je retrouvais mon mouchoir plié correctement, je le ramassais. Ressentant un objet à l'intérieur, je le dépliais et découvrit une feuille d'écolier accompagnée d'un médaillon. Ou il était gravé "MERVEILLE " Sur la feuille d'une écriture maladroite "Cè mo non il te portera boneur" Je l'attachais autour de mon cou, puis, en courant je rejoignis la bande du fond de la classe, occupée à faire une course de grenouilles prêt de la marrre.
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@suivre
13-08-2008
La bande du fond de la classe : LE PHARAON D'EGYPTE " L'Initiation"(suite)
La fête terminée, la vie courante reprit. L'école chaque matin, les rappels à l'ordre de la maîtresse. Qu'importe cette routine, moi je réfléchissais. Ma décision était prise, Toute la bande du fond de la classe était d'accord avec moi : il fallait aider Mouche à retrouver sa mère. Seulement … comment faire ? La seule solution aurait été de demander au premier de la classe d'interroger ses parents. Mais !... Comment discuter avec un premier ? Le seul de nous, pouvant avoir une chance de l’aborder sans se faire jeter, c’était Bouboule le fidèle client de l’épicerie. Il fut donc désigné d’office avec ordre d’inviter le premier à une réunion le soir même à la caverne. Le premier se fit un peu prier, car être vu en compagnie du fond de la classe, quelle déchéance pour lui. Le soir, lui, il étudiait ses devoirs et apprenait ses leçons ! Il n'était pas comme certain qu’il connaissait. Pour le décider, Bouboule promit d'acheter le double de bonbons chaque matin, bien qu'il préférait ceux du pâtissier. Devant la possibilité de remplir la caisse enregistreuse au détriment de son principal concurrent le premier accepta.
Le soir même, au terrain vague, le visage dissimulé derrière un masque, pour ne pas être reconnu si par un malheureux hasard il croisait un client du magasin, le premier arriva. Afin de l’impressionner et surtout pour qu’il ne lui prenne pas l’envie de révéler notre lieu de rencontre et nos trésors cachés. Nous lui bandons les yeux. Ça fait toujours son petit effet sur les premiers. "Le nôtre c'était pas cadeau" il avait peur du noir. Dans la caverne nous le forçons à s’asseoir, lui désirait pouvoir discuter sans bandeau. Après un vote à main levée, la demande fut accordée, à la seule condition, qu'il répétât après nous la formule magique.
La bande du fond de la classe se leva, entoura le premier et chacun lança à haute voix le message adressé au dieu de la caverne.
Que le feu du ciel descende sur les cahiers ! Les livres ! La maîtresse ! Et tous les premiers dans le monde ! Hourrah en l'honneur des derniers.
Notre premier devint pâle, il ne pouvait brûler "cahiers et livres sa seule raison de vivre." Je lui promis qu'après avoir lancé le sort, je formulerai"le" contre sort, pour le protéger. Rassuré le premier accepta de prononcer la malédiction
Que le feu du ciel descende sur le premier !
Cela nous amusa de le voir se renier. Comme promis je prononçais "le" contre sort qui le protègera juste pour cette fois ! Puis, je lui expliquais sa mission :
Ecoute bien !! Nous voulons savoir pourquoi Mouche est arrivé dans cette famille d’accueil ! Comme ces gens viennent chaque matin dans ton épicerie, tes parents sont certainement au courant. Alors à toi de savoir pourquoi Mouche vit chez eux !!
Les premiers ! Avoir à résoudre des problèmes ils aimaient cela. Mais, notre premier à nous y mit une condition. Cela ne nous étonna pas et le contraire aurait été surprenant venant de notre premier. Mais, quand avec un langage de premier, il nous dit :
- D’accord pour jouer au détective si vous me laisser faire parti de la bande du fond de la classe,
Ce fut pour nous une grande surprise. Profitant de notre étonnement, il nous expliqua, qu'il en avait assez d'être considéré comme le chouchou de la maîtresse. Ce n'était pas de sa faute à lui, si toutes les leçons, "il les lisait une fois, il les savait" Mince alors ! Aucun de nous n'aurait imaginé qu'un premier pouvait être malheureux. Nous les leçons même en les apprenant par cœur, elles s'envolaient.
Pourtant tout premier qu’il était, Il devait savoir, qu'une bande c'était sérieux, qu’il y avait des règles à observer : obéissance au chef plus stricte qu'à celle de la maîtresse ! Secret des réunions ! Protection de la caverne ! Réussir l'initiation qu'aucun étranger à la bande ne devait connaître. Ça demandait réflexion quand m^me. Ce n’était pas tous les jours qu’un premier faisait ce type de demande et puis il était l’heure de se séparer.
Après une dernière incantation au dieu de la caverne, nous avons fixé la date de la prochaine réunion au lendemain soir et d’un commun accord après discussion sérieuse. Donné accord au premier d’y venir, à la condition qu’il apporte les gâteaux, les bonbons et surtout la limonade rouge la meilleure. A la maison, elle n'apparaissait sur la table qu'au repas du dimanche. Enfin ! Quand le bulletin scolaire n'était pas garni par les zéros !
Comme promis ! Le premier arriva à la réunion du soir, les bras chargés des meilleurs chocolats, gâteaux et bonbons sans oublier la limonade rouge. Pendant la dégustation il nous fit son rapport.
Ma mère m’a dit que Mouche vivait dans cette famille depuis la rentrée des classes. Avant Il était dans une autre famille d'accueil qui s’en était occupée jusqu'à ses 10 ans. Mais je n’ai aucun renseignement sur ses parents, la seule chose dont je suis sûr c’est qu’il doit rester dans cette nouvelle famille jusqu’à sa majorité.
Ce n'était pas du mauvais travail ! Pourtant nous n'avions aucun renseignement sur sa mère. Où pouvait t'elle bien se cacher ?
Soudain un bruit !! Quelqu’un pénétrait dans le souterrain. Après le cri de ralliement, Mouche nous rejoignit. Bien entendu il fut surpris d'apercevoir le premier en notre compagnie. En quelques mots, sans lui révéler le vrai motif de sa présence, je lui expliquais que le premier voulait rejoindre la bande du fond de la classe.
Mouche se tourna vers le premier et lui demanda :
- Tu es d'accord pour passer l'initiation ?
Le premier accepta. Pour montrer sa bonne volonté il tendit la limonade rouge, Mouche refusa, pas question d'accepter quelque chose d'un étranger à la bande.
- Organisons l'initiation ordonna Mouche !
Il fixa le premier dans les yeux, celui-ci ne les baissa pas. Satisfait Mouche commença l'épreuve soumission.
Promets-tu obéissance au chef ?
Oui ! Répondit le premier! En se mettant au garde à vous.
Il était trop le premier "c'était pas le défilé du quatorze juillet".
Si une bande ennemie voulait prendre possession de notre caverne la défendras-tu ?
Je donnerais mon sang s'il le fallait !
Oui, bon, « on lui » en demandait pas tant.
Mouche lui retira sa chemise. A l’aide d’un morceau de charbon de bois, il lui dessina sur la poitrine, le cercle noir barré d'une flèche horizontale puis Lui blanchit visage à la craie. Les yeux bandés et mains attachées dans le dos, le premier fut prêt à effectuer les épreuves.
Tu sors du souterrain sans aide et en silence ! Lui ordonna Mouche. A la moindre plainte tu peux rentrer chez toi ! Le menaça t-il d’une voix autoritaire.
Pas facile l’épreuve, car le souterrain étant courbe et très bas de plafond, c'était souvent la tête qui le rencontrait. Le premier avec quelques bosses arriva jusqu’à la sortie tout en conservant le silence, comme le lui avait ordonné Mouche.
Dès qu’il mit le nez hors du souterrain, nous le saisissons par le bras et sans ménagement nous le conduisons jusqu’à la rivière ou tous les enfants venaient se baigner. Maintenant lui dit le Saint par ce qu’il « s’appelait Christophe » :
- Tu dois traverser jusqu'à l'autre rive sans tomber.
Pour mettre un peu de difficulté le postulant était placé près du pont, s'il passait dessus, Bouboule se postait devant lui et crochetait son pied. Le premier échappa au piège du pont, traversa en trébuchant sur les pierres. Paniqua au milieu car il perdit l'équilibre, se redressa, hélas pour lui il fit demi-tour. Soudain en comprenant qu'il revenait sur ses pas. Il s’arrêta et en réfléchissant comme un premier, rectifia sa direction. Puis, nous rejoignit sur l'autre rive sans encombre, où nous lui avons détaché les mains.
Pour sa dernière épreuve, nous l'emmenons toujours les yeux bandés dans la forêt jusqu'aux toiles d'araignées appelée l'épreuve d'obéissance. Ce fut autour de Bouboule de lui révéler l’épreuve suivante :
- Tu es devant des toiles d’araignées, il faut que tu en attrapes une et que tu la mange sans te plaindre
Le premier, respira un grand coup et porta l'insecte à sa bouche. Les épreuves extérieures terminées, tout en félicitant notre premier de les avoir réussit, nous rejoignons Mouche à la caverne. Après cet assuré que le premier avait bien passé et réussi les divers épreuves, Il lui ordonna de se mettre à genoux et lui transmit au creux de l’oreille, son nom secret, signe d'appartenance "A la bande du fond de la classe" Puis lui ôtât son bandeau. Le premier maintenant membre à part entière pouvait découvrir les recoins de notre caverne qu’il ne connaissait pas encore. Si notre premier était content de faire parti de la bande du fond de la classe, ce ne fut ni du goût de la maîtresse ni de ses parents. Car… le mois suivant… il n'était plus le premier de la classe.
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@suivre
11-08-2008
La bande du fond de la classe : LE PHARAON D'EGYPTE "La journée du pharaon d'Egypte "
La première phrase prononcée par la maîtresse ce vendredi, dès que nous fumes tous assis, les bras croisés, en silence, chacun à notre place, derrière notre pupitre !
Ce matin ! Leçon de dessin. Travaille en commun par groupe de cinq élèves. Prenez vos cahiers !
Alors là ce fut terrible. De mon front des sueurs froides dégoulinèrent. Je posais mon coude sur la table, j'ouvris mon cahier et j'vous raconte pas la suite". Un rond pour la tête, un autre pour le corps et quatre bâtons pour les membres. Mon copain Mouche chantonna de son petit rire moqueur.
zéro plus zéro égale la tête à Toto.
Mouche, il était formidable, à main levée, il te faisait un rond aussi bien que le premier de la classe avec son compas. Dans les poches de son éternel costume gris "à se demander s'il n'avait pas que celui-là" il y avait de tout : ficelle, aimant pour faire tourner les aiguilles des montres, pince, couteau comme les Suisses, avec tout ce qu’il fallait pour te sauver si tu te perdais en montagne. Si un copain avait besoin, il demandait et Mouche, lui, il trouvait c'était certain. Pourtant Mouche avait un problème, ce que nous ici, on appelait la bougeotte. Pendant la classe Mouche ne pouvait s'empêcher d'aller de table en table. La maîtresse ne supportant plus de le voir déambuler, se leva à son tour et énergiquement le reconduisit à sa place tout en lui disant.
Mais tu es pire qu'une mouche !
Ce qui fit rire toute la classe, certains même en avaient profité pour faire le bzz de la mouche. Depuis ce jour il avait conservé ce surnom. Mouche lui s'en moquait, il prétendait
Sans surnom ! On n'existe pas.
A la rentrée de septembre, personne ne le connaissait. Le premier de la classe, le fils de l'épicier nous conseillait de ne pas le fréquenter. Sa mère lui avait dit qu'il était placé dans une famille d'accueil. Nous "on s'est pas occupé du premier". Mouche fut notre pote dès la première récréation.
Le sujet du jour "
Je dessinais le Pharaon allongé sur son divan et trois serviteurs lui apportant son repas. Fier de moi, je présentais mon œuvre à Mouche.
- Il y a problème, me dit-il : Les pharaons ne portent pas de chapeau de cow-boy !
- J'sais bien « qu'ils portent pas » ces chapeaux là, mais j'sais pas en dessiner d'autres ! et puis c'est facile de dessiner des chapeaux de cow-boy. Que j’lui dis!! Sur ta feuille, tu fais un huit en longueur avec un U retourné sur le dessus. Les chapeaux d'Egyptiens, j'sais pas les faire. Que j’lui répond !
Mouche jeta un oeil critique sur nos dessins et au vu du résultat, il nous proposa
Je dessine les personnages et vous vous occuperez de les colorier.
Moi ça m'allait. Le saint "parce qu'il s'appelait Christophe" accepterait même d’échanger un livre non scolaire genre illustré où sur les pages « ya de vrais cow-boy » pour qu'un autre fasse les couleurs à sa place. Bouboule tant qu'il pouvait vérifier le goût de ses caramels, aucun problème. L'élève imposé par la maîtresse ne contesta pas, il suivi le mouvement. Mouche dessina le pharaon d’Égypte avec une vraie coiffe d’égyptien et les serviteurs lui apportant son repas, puis termina par les tentures décorant le palais où se trouvait le pharaon. Puis Mouche nous remis à chacun notre planche. Ce travail en commun renforça notre amitié et "l'imposé de la maîtresse s'intégra à la bande du fond de la classe. Celle que l'on entendait aux récréations et restait silencieuse pendant les cours, afin de ne pas perturber la réflexion des premiers recevant les félicitations des « instites ».
Dans les jours qui suivirent, je ne sais si c’était à cause du pharaon d'Egypte régnant sur la classe ou les vacances prochaines, mais ce qui était certain c’est qu’une ambiance détendue s'installa dans l’école. Si bien qu’après une réunion entre eux, les instituteurs décidèrent d'organiser une kermesse et une exposition sur la vie en Egypte ancienne. Pendant tout un week-end la cour de récréation se transforma en kermesse de fête patronale. C'était la fête de l'école ! Sourires, joie, plaisir illuminèrent les visages. Avec ma famille je croisais Mouche dans son éternel costume gris. Personne ne l'accompagnait. Il était triste malgré le succès remporté par le Pharaon d'Egypte. Ma main sur son épaule, je l'entraînais faire le tour des stands. Tout en discutant des choses de la vie, nous croisons Bouboule occupé à comparer une sucette à une guimauve. Nous voyant arrivé il acheta les deux bonbons et nous rejoignit. Aux fléchettes le saint "parce qu'il s'appelait Christophe" nous proposa une compétition. La bande du fond de la classe s'éclata, heureuse d'être ensemble, de courir parmi les stands et les élèves, puis, soudain, telle une escadrille de moustiques, Mouche en tête, nous nous précipitâmes dans notre classe ouverte à la visite. L'envie venait de nous prendre de rendre visite au Pharaon. Mouche avait su faire vivre nos dessins. Le pharaon d’Egypte, Tel une bande dessinée, recommençait et finissait sa journée indéfiniment sous le regard des visiteurs. Ce fut à cet instant que Mouche me dit, d’une petite voix que je ne lui connaissais pas :
J'en suis certain, ma mère aurait aimé voir mon travail.
Depuis les félicitations de la maîtresse et surtout le fait de l’exposition dans la classe du pharaon d’Egypte, tous les élèves l'appréciaient et lui-même en venait à modifier de jour en jour son comportement en attendant la fin des cours pour se lever. Si bien que ses notes s'en ressentaient. Par contre ce qui m'inquiétait, même si cela me semblait impossible, était qu'il devienne meilleur que le premier, laissant le fond de la classe à leur rêve d'évasion (…)
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@suivre
08-08-2008
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FRANCIS DECHY
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LE PHARAON D'EGYPTE Une aventure enquête de la bande du fond de la classe
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La bande du fond de la classe : LE PHARAON D'EGYPTE
Pendant quelques jours de ce mois afin de te changer les idées, je te propose de venir lire ton feuilleton de l'été. Un récit passionnant qui te tiendra en haleine jusqu'au mot fin. Une enquête pleine de rebondissement intitullé
LE PHARAON D'EGYPTE
Une aventure enquête de la bande du fond de la classe
VIENS FAIRE LA CONNAISSANCE DE MOUCHE, DU SAINT "PARCE QU'IL S'APPELLE CHRISTOPHE", DE BOUBOULE LE DEVOREUR DE CARAMELS, DU PREMIER DE LA CLASSE , DE MERVEILLE LA FILLE GITANE ET DE BIEN D'AUTRES ENCORE...
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