Papotage briard : City blog de Coulommiers

DE SA REGION et DES AMIS DE LA COMMANDERIE : Si vous aimez la Seine et Marne, si vous l'avez quitté(e) et que votre coeur y soit resté ou simplement ami(e)s visiteur(e)s aimant papoter ! Soyez les Bienvenu(e)s sur 闲话居 Papotage briard

17-08-2008

La bande du fond de la classe : LE PHARAON D'EGYPTE " La fille gitane" (suite)

Enfin les vacances !! Fini l'école, vive la liberté. En courant dans les champs, mon regard fut attiré par trois roulottes tirées par des chevaux. Tout en tenant la bride du premier celui attaché à la roulotte de tête. Un homme distribuait de sa main libre des invitations aux passant qu'ils rencontraien sur son passage. Le singe assis sur son épaule jonglait avec trois balles et un petit caniche avançait en faisant le beau. A la suite des voitures, une fille de mon âge vêtue d'une jupe gitane aux couleurs bariolées et d'un corsage blanc, dansait au rythme d’un tambourin. Ses longs cheveux noirs, ondulaient en cadence. Ses yeux, son sourire, illuminaient son visage.

Intrigué, je la suivi jusque devant l’église ou sur la place du village là où la musique attirée les badauds le cirque stoppa. Rapidement une estrade fut dressée et la fille gitane, virevolta, tourbillonna, voltigea pendant plus d'une demi heure, pour le plaisir des curieux. Essoufflée, fatiguée, sur une dernière révérence, elle salua sous les applaudissements, puis tout en reprenant son souffle, elle passa parmi nous, quêter le remerciement en présentant son tambourin.

Je n'avais qu'un pain au chocolat que je déposais au milieu des pièces. Surprise, elle leva les yeux vers moi et avec sa petite moue, son regard rieur, elle s'éloigna jusqu’au porche de l’église où je la vis dévorer mon quatre heures, de belles dents, avec un certain plaisir. Je m'approchais pour la rejoindre, malicieusement, dès que je fus à sa hauteur, elle se sauva. Je couru derrière elle en essayant de l'attraper. Plus rapide, elle entra dans l’une des roulottes, pour réapparaître à la fenêtre, espiègle et grimaçante. Sur une dernière grimace, d’un geste vif, elle entrouvrit la fenêtre et me tendit une invitation pour me rendre sous le chapiteau et disparut en tirant le rideau sans attendre mon merci. Je me rendis jusqu’à la caisse où je déposais mon billet à la dame derrière le guichet, puis je rejoignis les spectateurs sur les bancs entourant la piste ou monsieur Loyal contait l'histoire de son spectacle. Chers ami(e)s nous disait-il de sa voix chantante :

  • le spectacle auquel vous allez assister descend en droite ligne des plus grands numéros au monde. Dernièrement cette troupe de jongleurs, d’acrobates que vous allez applaudir, l’a présenté en avant première dans les plus grandes capitales où partout le succès fut au rendez-vous.

Deux clowns, en rigolant de l’entendre prétendre que son cirque avait eu du succès dans des grandes capitales. Entrèrent sur la piste tout en faisant signe avec leurs doigts qu’il s’agissait d’un petit succès.

  • Petit…. Tout petit petit !! Vraiment tout tout petit  et surtout petite ville !

Monsieur Loyal contesta :

  • Je peux aller vous chercher les preuves et vous les présenter !! leur dit-il en les regardant furieusement tout en les menaçant d’une sanction. 

  • Houahhhhhhhhhhhhhh !! DES PREUVES !! nous on en a : On y était !! Houahhhhhhhhhhhhhh !! Dans les petites villes et le petit petit vraiment petit succès !!

Le public riait à gorge déployée en voyant monsieur Loyal sortir des articles de journaux de sa poche afin de prouver sa bonne foi. Profitant que celui-ci leur tournait le dos, les clowns le soulèvent et l'entraînèrent dans les coulisses laissant place au spectacle. Les acrobates envahirent la piste suivi par les jongleurs et les dresseurs de chiens mais malgré ce que promettait l’affiche, il n’y eut pas de lions ni de tigres. En fin de programme, sous le rire des enfants et des adultes heureux de les retrouver, les clowns investirent à nouveau la piste le balai à la main. Tout en faisant mine de balayer en soulevant un nuage de poussières ils chassaient le public qui jouant le jeu se dirigea après la parade vers l’extérieur. L'heure passa vite, sortie du spectacle, je m'attardais autour du chapiteau. Plus de musique, ni de rires, ni d'applaudissements. Le coup de sifflet me fit lever la tête. Sur l'arbre, assise sur une branche la fille gitane les jambes ballantes me demanda ce que je faisais là !

Devant mon silence elle rit de toutes ses dents. Lestement elle descendit de l'arbre. Arrivée devant moi elle prétendit :

  • Tu viens espionner les Bohémiens ! Voir s'ils ne volent pas les poules !

  • C'est la première fois que je rencontre des Bohémiens ! J’lui réponds.

Amusée par ma réponse, elle m'entraîna à l'intérieur du cirque ou elle récupéra son tambourin et me dit !

  • Assied toi là ! Je vais danser pour toi !

Elle tourna, tourna, oubliant ma présence. Fermant les yeux, elle laissa la musique épanouir son visage, le colorer comme un  coquelicot des champs. Puis, terminant sur une révérence, elle me fit signe de la suivre. Nous sortons du chapiteau, le singe en profita pour lui sauter sur l'épaule. Elle se dirigea vers l'enclos des chevaux, posa sa tête sur l'encolure de l'un d'eux. De petites larmes coulèrent sur ses joues. Je lui tendis le mouchoir encombrant ma poche.

  • Merci me dit-elle ! En effaçant les petites rigoles dont je ne connaîtrai jamais la raison

                   "Peut-être qu'un ange du ciel lui avait donné trop de joie et le trop plein débordait sur terre."

Arrivé dans la joie ! Le soir venant, tristement, le petit cirque "Pomm" rejoignit le terrain réservé aux gens du voyage. Au pied de l'arbre, ayant servi de cache à la fille gitane, je retrouvais mon mouchoir plié correctement, je le ramassais. Ressentant un objet à l'intérieur, je le dépliais et découvrit une feuille d'écolier accompagnée d'un médaillon. Ou il était gravé                       "MERVEILLE "        Sur la feuille d'une écriture maladroite        "Cè mo non il te portera boneur"             Je l'attachais autour de mon cou, puis, en courant je rejoignis la bande du fond de la classe, occupée à faire une course de grenouilles prêt de la marrre.

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13-08-2008

La bande du fond de la classe : LE PHARAON D'EGYPTE " L'Initiation"(suite)

La fête terminée, la vie courante reprit. L'école chaque matin, les rappels à l'ordre de la maîtresse. Qu'importe cette routine, moi je réfléchissais. Ma décision était prise, Toute la bande du fond de la classe était d'accord avec moi : il fallait aider Mouche à retrouver sa mère. Seulement … comment faire ? La seule solution aurait été de demander au premier de la classe d'interroger ses parents. Mais !... Comment discuter avec un premier ? Le seul de nous, pouvant avoir une chance de l’aborder sans se faire jeter, c’était Bouboule le fidèle client de l’épicerie. Il fut donc désigné d’office avec ordre d’inviter le premier à une réunion le soir même à la caverne. Le premier se fit un peu prier, car être vu en compagnie du fond de la classe, quelle déchéance pour lui. Le soir, lui, il étudiait ses devoirs et apprenait ses leçons ! Il n'était pas comme certain qu’il connaissait. Pour le décider, Bouboule promit d'acheter le double de bonbons chaque matin, bien qu'il préférait ceux du pâtissier. Devant la possibilité de remplir la caisse enregistreuse au détriment de son principal concurrent le premier accepta.

Le soir même, au terrain vague, le visage dissimulé derrière un masque, pour ne pas être reconnu si par un malheureux hasard il croisait un client du magasin, le premier arriva. Afin de l’impressionner et surtout pour qu’il ne lui prenne pas l’envie de révéler notre lieu de rencontre et nos trésors cachés. Nous lui bandons les yeux. Ça fait toujours son petit effet sur les premiers. "Le nôtre c'était pas cadeau" il avait peur du noir. Dans la caverne nous le forçons à s’asseoir, lui désirait pouvoir discuter sans bandeau. Après un vote à main levée, la demande fut accordée, à la seule condition, qu'il répétât après nous la formule magique.

La bande du fond de la classe se leva, entoura le premier et chacun lança à haute voix le message adressé au dieu de la caverne.

  • Que le feu du ciel descende sur les cahiers ! Les livres ! La maîtresse ! Et tous les premiers dans le monde ! Hourrah en l'honneur des derniers.

Notre premier devint pâle, il ne pouvait brûler "cahiers et livres sa seule raison de vivre." Je lui promis qu'après avoir lancé le sort, je formulerai"le" contre sort, pour le protéger. Rassuré le premier accepta de prononcer la malédiction

  • Que le feu du ciel descende sur le premier !

Cela nous amusa de le voir se renier. Comme promis je prononçais "le" contre sort qui le protègera juste pour cette fois ! Puis, je lui expliquais sa mission :

  • Ecoute bien !! Nous voulons savoir pourquoi Mouche est arrivé dans cette famille d’accueil ! Comme ces gens viennent chaque matin dans ton épicerie, tes parents sont certainement au courant. Alors à toi de savoir pourquoi Mouche vit chez eux !!

Les premiers ! Avoir à résoudre des problèmes ils aimaient cela. Mais, notre premier à nous y mit une condition. Cela ne nous étonna pas et le contraire aurait été surprenant venant de notre premier. Mais, quand avec un langage de premier, il nous dit :

  • D’accord pour jouer au détective si vous me laisser faire parti de la bande du fond de la classe,

Ce fut pour nous une grande surprise. Profitant de notre étonnement, il nous expliqua, qu'il en avait assez d'être considéré comme le chouchou de la maîtresse. Ce n'était pas de sa faute à lui, si toutes les leçons, "il les lisait une fois,  il les savait" Mince alors ! Aucun de nous n'aurait imaginé qu'un premier pouvait être malheureux. Nous les leçons même en les apprenant par cœur, elles s'envolaient.

Pourtant tout premier qu’il était, Il devait savoir, qu'une bande c'était sérieux, qu’il y avait des règles à observer : obéissance au chef plus stricte qu'à celle de la maîtresse !  Secret des réunions ! Protection de la caverne ! Réussir l'initiation qu'aucun étranger à la bande ne devait connaître. Ça demandait réflexion quand m^me. Ce n’était pas tous les jours qu’un premier faisait ce type de demande et puis il était l’heure de se séparer.

Après une dernière incantation au dieu de la caverne, nous avons fixé la date de la prochaine réunion au lendemain soir et d’un commun accord après discussion sérieuse. Donné accord au premier d’y venir, à la condition qu’il apporte les gâteaux, les bonbons et surtout la limonade rouge la meilleure. A la maison, elle n'apparaissait sur la table qu'au repas du dimanche. Enfin ! Quand le bulletin scolaire n'était pas garni par les zéros !

Comme promis ! Le premier arriva à la réunion du soir, les bras chargés des meilleurs chocolats, gâteaux et bonbons sans oublier la limonade rouge. Pendant la dégustation il nous fit son rapport.

  • Ma mère m’a dit que Mouche vivait dans cette famille depuis la rentrée des classes. Avant Il était dans une autre famille d'accueil qui s’en était occupée jusqu'à ses 10 ans. Mais je n’ai aucun renseignement sur ses parents, la seule chose dont je suis sûr c’est qu’il doit rester dans cette nouvelle famille jusqu’à sa majorité.

 

Ce n'était pas du mauvais travail ! Pourtant nous n'avions aucun renseignement sur sa mère. Où pouvait t'elle bien se cacher ?

Soudain un bruit !! Quelqu’un pénétrait dans le souterrain. Après le cri de ralliement, Mouche nous rejoignit. Bien entendu il fut surpris d'apercevoir le premier en notre compagnie. En quelques mots, sans lui révéler le vrai motif de sa présence, je lui expliquais que le premier voulait rejoindre la bande du fond de la classe.

Mouche se tourna vers le premier et lui demanda :

  • Tu es d'accord pour passer l'initiation ?

Le premier accepta. Pour montrer sa bonne volonté il tendit la limonade rouge, Mouche refusa, pas question d'accepter quelque chose d'un étranger à la bande. 

  • Organisons l'initiation ordonna Mouche !

Il fixa le premier dans les yeux, celui-ci ne les baissa pas. Satisfait Mouche commença l'épreuve soumission.

  • Promets-tu obéissance au chef ?

  • Oui ! Répondit le premier! En se mettant au garde à vous.

Il était trop le premier "c'était pas le défilé du quatorze juillet".

  • Si une  bande ennemie voulait prendre possession de notre caverne la défendras-tu ?

  • Je donnerais mon sang s'il le fallait !

Oui, bon, « on lui » en demandait pas tant.

Mouche lui retira sa chemise. A l’aide d’un morceau de charbon de bois, il lui dessina sur la poitrine, le cercle noir barré d'une flèche horizontale puis Lui blanchit visage à la craie. Les yeux bandés et mains attachées dans le dos, le premier fut prêt à effectuer les épreuves.

  • Tu sors du souterrain sans aide et en silence ! Lui ordonna Mouche. A la moindre plainte tu peux rentrer chez toi ! Le menaça t-il d’une voix autoritaire.

Pas facile l’épreuve, car le souterrain étant courbe et très bas de plafond, c'était souvent la tête qui le rencontrait. Le premier avec quelques bosses arriva jusqu’à la sortie tout en conservant le silence, comme le lui avait ordonné Mouche.

Dès qu’il mit le nez hors du souterrain, nous le saisissons par le bras et sans ménagement nous le conduisons  jusqu’à la rivière ou tous les enfants venaient se baigner. Maintenant lui dit le Saint par ce qu’il « s’appelait Christophe » :

  • Tu dois traverser jusqu'à l'autre rive sans tomber.

Pour mettre un peu de difficulté le postulant était placé près du pont, s'il passait dessus, Bouboule se postait devant lui et crochetait son pied. Le premier échappa au piège du pont, traversa en trébuchant sur les pierres. Paniqua au milieu car il perdit l'équilibre, se redressa, hélas pour lui il fit demi-tour. Soudain en comprenant qu'il revenait sur ses pas. Il s’arrêta et en réfléchissant comme un premier, rectifia sa direction. Puis, nous rejoignit sur l'autre rive sans encombre, où nous lui avons détaché les mains.

Pour sa dernière épreuve, nous l'emmenons toujours les yeux bandés dans la forêt jusqu'aux toiles d'araignées appelée l'épreuve d'obéissance. Ce fut autour de Bouboule de lui révéler l’épreuve suivante :

  • Tu es devant des toiles d’araignées, il faut que tu en attrapes une et que tu la mange sans te plaindre

Le premier, respira un grand coup et porta l'insecte à sa bouche. Les épreuves extérieures terminées, tout en félicitant notre premier de les avoir réussit, nous rejoignons Mouche à la caverne. Après cet assuré que le premier avait bien passé et réussi les divers épreuves, Il lui ordonna de se mettre à genoux et lui transmit au creux de l’oreille, son nom secret, signe d'appartenance "A la bande du fond de la classe" Puis lui ôtât son bandeau. Le premier maintenant membre à part entière pouvait découvrir les recoins de notre caverne qu’il ne connaissait pas encore. Si notre premier était content de faire parti de la bande du fond de la classe, ce ne fut ni du goût de la maîtresse ni de ses parents. Car… le mois suivant… il n'était  plus le premier de la classe.                            

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11-08-2008

La bande du fond de la classe : LE PHARAON D'EGYPTE "La journée du pharaon d'Egypte "

   

La première phrase prononcée par la maîtresse ce vendredi, dès que nous fumes tous assis, les bras croisés, en silence, chacun à notre place, derrière notre pupitre !

  • Ce matin ! Leçon de dessin. Travaille en commun par groupe de cinq élèves. Prenez vos cahiers !

Alors là ce fut terrible. De mon front des sueurs froides dégoulinèrent. Je posais mon coude sur la table, j'ouvris mon cahier et j'vous raconte pas la suite". Un rond pour la tête, un autre pour le corps et quatre bâtons pour les membres. Mon copain Mouche chantonna de son petit rire moqueur.

  • zéro plus zéro égale la tête à Toto.

Mouche, il était formidable, à main levée, il te faisait un rond aussi bien que le premier de la classe avec son compas. Dans les poches de son éternel costume gris "à se demander s'il n'avait pas que celui-là" il y avait de tout : ficelle, aimant pour faire tourner les aiguilles des montres, pince, couteau comme les Suisses, avec tout ce qu’il fallait pour te sauver si tu te perdais en montagne. Si un copain avait besoin, il demandait et Mouche, lui, il trouvait c'était certain. Pourtant Mouche avait un problème, ce que nous ici, on appelait la bougeotte. Pendant la classe Mouche ne pouvait s'empêcher d'aller de table en table. La maîtresse ne supportant plus de le voir déambuler, se leva à son tour et énergiquement  le reconduisit à sa place tout en lui disant.

  • Mais tu es pire qu'une mouche !

Ce qui fit rire toute la classe, certains même en avaient profité pour faire le bzz de la mouche. Depuis ce jour il avait conservé ce surnom. Mouche lui s'en moquait, il prétendait

  • Sans surnom ! On n'existe pas.

A la rentrée de septembre, personne ne le connaissait. Le premier de la classe, le fils de l'épicier nous conseillait de ne pas le fréquenter. Sa mère lui avait dit qu'il était placé dans une famille d'accueil. Nous "on s'est pas occupé du premier". Mouche fut notre pote dès la première récréation.   

Le sujet du jour  " LA VIE EN ÉGYPTE ANCIENNE"

 

Je dessinais le Pharaon allongé sur son divan et trois serviteurs lui apportant son repas. Fier de moi, je présentais mon œuvre à Mouche.

  • Il y a problème, me dit-il : Les pharaons ne portent pas de chapeau de cow-boy !
  • J'sais bien « qu'ils portent pas » ces chapeaux là, mais j'sais pas en dessiner d'autres ! et puis c'est facile de dessiner des chapeaux de cow-boy. Que j’lui dis!! Sur ta feuille, tu fais un huit en longueur avec un U retourné sur le dessus. Les chapeaux d'Egyptiens, j'sais pas les faire. Que j’lui répond !

Mouche jeta un oeil critique sur nos dessins et au vu du résultat, il nous  proposa

  • Je dessine les personnages et vous vous occuperez de les colorier.

Moi ça m'allait. Le saint "parce qu'il s'appelait Christophe" accepterait même d’échanger un livre non scolaire genre  illustré où sur les pages « ya de vrais cow-boy » pour qu'un autre fasse les couleurs à sa place. Bouboule tant qu'il pouvait vérifier le goût de ses caramels, aucun problème. L'élève imposé par la maîtresse ne contesta pas, il suivi le mouvement. Mouche dessina le pharaon d’Égypte avec une vraie coiffe d’égyptien et les serviteurs lui apportant son repas, puis termina par les tentures décorant le palais où se trouvait le pharaon. Puis Mouche nous remis à chacun notre planche. Ce travail en commun renforça notre amitié et "l'imposé de la maîtresse s'intégra à la bande du fond de la classe. Celle que l'on entendait aux récréations et restait silencieuse pendant les cours, afin de ne pas perturber la réflexion des premiers recevant les félicitations des  « instites ».

Dans les jours qui suivirent, je ne sais si c’était à cause du pharaon d'Egypte régnant sur la classe ou les vacances prochaines, mais ce qui était certain c’est qu’une ambiance détendue s'installa dans l’école. Si bien qu’après une réunion entre eux, les instituteurs décidèrent d'organiser une kermesse et une exposition sur la vie en Egypte ancienne. Pendant tout un week-end la cour de récréation se transforma en kermesse de fête patronale. C'était la fête de l'école ! Sourires, joie, plaisir illuminèrent les visages. Avec ma famille je croisais Mouche dans son éternel costume gris. Personne ne l'accompagnait. Il était triste malgré le succès remporté par le Pharaon d'Egypte. Ma main sur son épaule, je l'entraînais faire le tour des stands. Tout en discutant des choses de la vie, nous croisons Bouboule occupé à comparer une sucette à une guimauve. Nous voyant arrivé il acheta les deux bonbons et nous rejoignit. Aux fléchettes le saint "parce qu'il s'appelait Christophe" nous proposa une compétition. La bande du fond de la classe s'éclata, heureuse d'être ensemble, de courir parmi les stands et les élèves, puis, soudain, telle une escadrille de moustiques, Mouche en tête, nous nous précipitâmes dans notre classe ouverte à la visite. L'envie venait de nous prendre de rendre visite au Pharaon. Mouche avait su faire vivre nos dessins. Le pharaon d’Egypte, Tel une bande dessinée, recommençait et finissait sa journée indéfiniment sous le regard des visiteurs. Ce fut à cet instant que Mouche me dit, d’une petite voix que je ne lui connaissais pas :

  • J'en suis certain, ma mère aurait aimé voir mon travail.

Depuis les félicitations de la maîtresse et surtout le fait de l’exposition dans la classe du pharaon d’Egypte, tous les élèves l'appréciaient et lui-même en venait à modifier de jour en jour son comportement en attendant la fin des cours pour se lever. Si bien que ses notes s'en ressentaient. Par contre ce qui m'inquiétait, même si cela me semblait impossible, était qu'il devienne meilleur que le premier, laissant le fond de la classe à leur rêve d'évasion (…)

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08-08-2008

Prochainement sur ton écran via Papotage briard

FRANCIS DECHY

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LE PHARAON D'EGYPTE

Une aventure enquête de la bande du fond de la classe

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La bande du fond de la classe : LE PHARAON D'EGYPTE

Pendant quelques jours de ce mois afin de te changer les idées, je te propose de venir lire ton feuilleton de l'été. Un récit  passionnant qui te tiendra en haleine jusqu'au mot fin. Une enquête pleine de rebondissement intitullé

LE PHARAON D'EGYPTE

Une aventure enquête de la bande du fond de la classe

Le_camp

VIENS FAIRE LA CONNAISSANCE  DE MOUCHE, DU SAINT "PARCE QU'IL S'APPELLE CHRISTOPHE", DE BOUBOULE LE DEVOREUR DE CARAMELS, DU PREMIER DE LA CLASSE , DE MERVEILLE LA FILLE GITANE  ET DE BIEN D'AUTRES ENCORE...

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21-07-2008

Fusain sur parchemin

Par Fr@n6

Un enfant court dans la vie
Sous le soleil, sur la neige.
Il veut réaliser son rêve
Attraper la pluie.

L'enfant s'adresse à la vie,
Écartant des bras possessifs.
Il lance son défi !
S'approprier la vie.

L'enfant s'endort dans la nuit
Satisfait de la vie.
Un vieillard veille cette nuit,
Il imagine l'enfant, courant dans la vie.

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03-05-2008

Mai 1968 : Des grévistes à l'écurie

Dans le nord de la France au cours des années soixante, outre le textile la région possédait de nombreuses brasseries. Dans Lille circulaient les livreurs de bière dont la voiture tirée par des chevaux apportait toujours un plaisir de les voir arriver identique à leurs frères "de labour" s'arrêter en bordure de trottoir. Les enfants leur parlaient et s'amusaient de les voir dévorer leur sac d'avoine pendant la livraison.

Ce spectacle durera jusqu'au début des années soixante dix ou les camions remplaceront ces célèbres travailleurs à quatre pattes. Peu à peu sans faire de bruit dans l'indifférence générale de la société rock'n'roll des cheveux longs et de la beatlesmania, ils ont disparu. Une époque bizarre ou l'animal disparaît du monde industriel et la jeunesse rêve de retour à la terre et de vie communautaire.

Entre la fin des années soixante et la moitié soixante dix, s'est déroulé ce que certains appelaient une révolution "il fallait changer la société". D'autres plus terre à terre désiraient de meilleures conditions de vie par une augmentation salariale. Si bien que peu à peu la grève a envahie le pays et cette ville lilloise et ces travailleurs sans syndicats de ce fait se sont retrouvés à l'écurie. ils ne comprenaient pas les quatre pattes  pourquoi ils ne sortaient plus le matin. Les deux pattes ayant d'autres projets à réaliser oubliaient leurs existences. Pourtant un matin leur responsable est venu nous trouver afin de nous signaler le problème.

Les chevaux devaient sortir  afin d'éviter les maladies dont le risque été l'ankylose de leurs pattes.

La question s'est donc posée : fallait-il ne pas s'en occuper pour faire céder le patron ou au contraire considérer les chevaux comme faisant parti du monde productif et ne pas les prendre comme otages à l'image des cadres enfermés dans l'usine.

Bien entendu une journée fut nécessaire à notre syndicat nouvellement créé pour prendre sa décision officialisée par un vote : les chevaux sous la responsabilité des grévistes pouvaient sortir de l'établissement et effectuer une marche dans le quartier entourant la brasserie.

Si bien, qu'à l'étonnement des passants, un défilé de chevaux tenu à l'encolure par des grévistes, ont pu effectuer comme les coureurs de Paris Roubaix. Une sortie sur les pavés recouvrant les rues de cette époque. Ce fut d'un commun accord que le cheval sortait sans ressentir dans son dos le poids de la voiture et qu'un gréviste marchait à son coté .

La révolution soixante-huitarde a dès fois révélée des surprises …   

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21-12-2007

Noël, le livreur de jouets ! (suite et fin)

Doucement m'habituant à la lumière du jour, J'ouvris les yeux. Quelle ne fut ma surprise, d'apercevoir son visage souriant et rassurant. elle se tenait devant moi telle une infirmière attendant avec espoir un signe de vie. je lui souris en lui demandant où je me trouvais et comment se nommait t-elle ?.

Tout en me présentant un repas que je dévorais à belle dent, elle m'expliqua qu'en passant près du piège tendu par les dévoreurs d'univers elle me vit disparaître dans le trou noir. Évitant à sa comète d'être absorbée à son tour par le piège, elle avait réussi grâce à sa chevelure d'étoile à me sortir de cette mauvaise passe. Elle l'enroula autour de mon traîneau et en accélérant réussit à me dégager du tourbillon tout en entraînant à ma suite une partie des étoiles et astres prisonniers des destructeurs d'univers. Puis, ralentissant sa course, elle autorisa à mon traîneau l'accès de sa comète.

Tout en me levant, je la remerciais. J'attendis quelques minutes afin de rétablir  mon équilibre et d'un pas mal assuré, en sa compagnie  je rendis visite à mes rênes. Ceux-ci en bonne santé gambadaient joyeusement. Rassuré à leur sujet, j'allais vérifier l'état du traîneau. Quelques réparations rapide lui permettraient de reprendre rapidement la route.

Tout en discutant avec ma nouvelle amie, je retournais dans l'habitation où passant devant un miroir je fus surpris de constater la blancheur de ma barbe ainsi que de mes cheveux. Elle m'expliqua qu'une multitude de poussières d'astres s'y étaient agrippées durant le sauvetage. Quand à ton costume me dit-elle il conservera les traces de tes blessures, il était devenu aussi rouge qu'un coucher de soleil.

Je décidais qu'à partir de ce jour, le livreur de jouets parcourant le ciel porterait en signe de reconnaissance, ce costume de couleur rouge. C'est pourquoi si quelqu'un venait à te demander, pourquoi le père Noël porte joyeusement sa barbe blanche et son costume de couleur rouge. Tu pourras lui raconter comment une comète aux mille étoiles sauva des destructeurs d'univers le jeune livreur nommé Noël, qui, au fil du temps devint le père Noël, parcourant le ciel, pour livrer à l 'heure dite, aux enfants sages les jouets commandés.

il n'existe de par le monde aucune autre vérité sur la couleur du costume du père Noël. Certains prétendent qu'une marque publicitaire aurait inventée ce concept ! Ne les crois surtout pas !

le père Noël est le rêve parcourant  en une millième de seconde une fois par an ton ciel. Il est toujours suivi d'une multitude d'étoiles reconnaissantes, tout comme lui, d'avoir croisé la comète parcourant l'espace intersidéral, afin de déposer au pied de ton sapin, la joie de ce merveilleux jour commençant la nuit de Noël.

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Je te souhaite une bonne fête de Noël et te donne rendez-vous à l'année prochaine... Si, bien entendu d'ici là, tu as toi aussi toujours le plaisir de parcourir ce blog en me laissant tes comm' sympa :) (Fr@n6 le papoteur briard )

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20-12-2007

Noël, le livreur de jouets ! (suite)

J'aimais beaucoup après avoir pris mon repas, faire une petite visite dans l'atelier de mon père. Dès que j'arrivais les lutins content de me voir m'appeler de derrière les machines

  • Noël criaient-ils !! Viens voir ce que je fabrique, c'est très joli.

Je disais bonjour à chacun puis j'allais voir ce que faisait mon père. Je jetais un oeil sur les plans des nouveaux produits, il m'arrivait parfois de modifier un tracé mais je ne restais jamais trop longtemps, j'évitais ainsi de l'entendre recommencer sa rengaine. Pourtant cette fois-ci je le trouvais soucieux. Il fallait absolument faire une livraison sur la planète Terre au fin fond de l'univers, l'un de ses convoyeurs étant tombé malade et lui même trop pris dans l'atelier ne pouvait s'y rendre. Comme c'était une région que je ne connaissais pas, j'acceptais de faire le voyage afin de visiter cette planète nommée terre, dont tout le monde me vantait la beauté. J'allais enfin pouvoir découvrir les cours d'eaux, les villes, les arbres et surtout les terriens ayant cette idée bizarre de recevoir les jouets commandés,  livré à l'heure OO du 25 décembre au pied de leur sapin trônant au milieu d'une pièce près de la cheminée.

Aidé des lutins, rapidement je chargeais mon traîneau, puis je partis au milieu des étoiles. Le temps était superbement calme, je traversais les univers sans encombre tout en évitant les morceaux de roches orphelins n'ayant pas réussi à s'unir à d'autre pour former une planète. Mon insouciance peu à peu me reprenant, j'oubliais ma mission et de ce fait je ne me privais pas. Je profitais de ma liberté pour lâcher mes rênes à l'assaut des étoiles filantes. Je criais à voix forte mon plaisir quand j'arrivais à leur hauteur et surtout à les dépasser.

Certaine me jouer des tours en changeant de direction, ce fut ce qui me perdit je ne pris pas garde quand l'étoile complice dévia sa route ! Je tombais tout droit dans le piège tendu par les destructeur d'univers. Directement dans un grand trou noir tendu à mon intention. Je me sentais entraîné, aspiré, avalé au fond du trou avec toute une partie de l'univers prisonnière comme moi de ce piège tragique. Je tentais de me maintenir au maximum en guidant mes rênes sur le bord du tourbillon qui se rétrécissait à mesure que nous arrivions à son centre. Je savais qu'il n'était pas possible de revenir une fois englouti. Personne ne savait ce qu'il y avait de l'autre coté d'un trou noir. Peut-être des univers parallèles ou bien le trou noir digérait le tout comme l'araignée sa proie.

Je sentais ma fin proche, les étoiles s'éteignaient sur une dernière larme, les planètes s'effritaient. J'étais vraiment dans une mauvaise situation. Je tentais une fois de plus de résister à l'aspiration en forçant mes rênes à remonter vers la surface. Mais pour peu de temps, car m'ayant repéré le trou se resserra de plus belle. Les rênes n'obéissaient plus. Trop fatigués ils se laissaient entraîner vers le fond, les rochers me cognaient la face, je sentais le sang couler, mon vêtement blanc se tachait. La fin approchait. Le tourbillon devenait de plus en plus rapide.

j'avais du mal à conserver les yeux ouvert, je ne savais trop si je conservais mon esprit. Je tentais une nouvelle fois de reprendre la situation en main, j' encourageais mes rênes, mais rien n'y fit. Dans quelques instant le trou noir se refermerait sur lui même et engloutira le tout.

j'entendais déjà le rire moqueur des destructeurs d'univers, satisfait de leur exploit d'avoir piégé un habitant de l'univers. @suivre !...

Posté par 2pasag à 12:03 - mes écrits - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19-12-2007

Noël, le livreur de jouets !

  • Tu ne fera jamais rien de ta vie !

C'est ce que me criait mon père chaque matin quand il me voyait partir à bord de mon traîneau tiré par mes rênes parcourir le ciel. J'étais jeune insouciant et je ne pensais qu'à courir d'une étoile à l'autre. C'était formidable d'arriver sur l'une d'elle, de tournoyer autour de ses branches, puis d'un virage à cent quatre vingt degrés en rejoindre une autre.

Parfois je faisais la course avec une comète avant de la laisser s'éloigner dans l'espace intersidéral. J'étais jeune, j'aimais la vie et l'aventure ne me faisait pas peur. Mon père avait beau crier ou ronchonner rien ne me retenait sur sa planète où ne vivaient que des lutins travaillant chaque jour à la création des jouets.

De temps à autre j'allais m'allonger sur une planète et je regardais le soleil de la terre l'éclairait, combien elle était belle cette planète de couleur bleu. Elle rayonnait fièrement en tournant sur elle même tout en dansant autour de son étoile. C'était tellement beau ce spectacle que jamais je ne m'en lassais. Puis quand l'envie de bouger me reprenait ou que mes rênes étaient impatient, nous rejoignons Saturne et nous accrochant à l'un de ses anneaux nous faisions des excès des vitesse en dépassant les trois cent mille kms à la seconde.

C'était merveilleux quand nous arrivions à dépasser ces trois cent mille kms à la seconde, nous allions plus vite que le plus petit de ces anneaux qui jaloux nous éjectait vers Mars la planète rouge ou je faisais freiner mon traîneau dans un halo de poussière. Je ne me suis jamais autant amusé le jour où la terre a envoyé des terriens sur la lune, je me suis mis à coté de leur vaisseau et je leur ai fait signe.

Il fallait voir la tête qu'ils faisaient en apercevant un habitant de l'univers. Ils n'eurent pas beaucoup le temps de réagir car d'un petit claquement de langue je fis accélérer mes rênes et rentrer à la maison sur ma planète..

(Bien sûr tu ne peux pas comprendre comment j'ai pu croiser les habitants de la terre venant visiter la lune . C''est facile à comprendre car comme je voyage à la vitesse de la lumière je suis en avance retard sur le temps. Quand les terriens m'aperçoivent moi je suis passé beaucoup d'années avant mais malgré tout nous nous rencontrons dans le même "instant temps" de la vitesse de la lumière) . @suivre...

Posté par 2pasag à 11:02 - mes écrits - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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